Je marine

Et viens le temps du post.
Plus on attend plus c’est difficile, on hésite, on tâtonne. Trop de chose à raconter si l’on colle à l’anecdote, pas assez si l’on essaie d’être dans les grands discours (de la méthode). Pour m’économiser des effets, dont la seule pensée des efforts qu’ils demanderaient me fait ployer, depuis un peu plus de deux semaines, je revis. Enfin pour le moins, je devrais.
Je quitte, après presque un an de bons et douleurs services, la cite condamnée de l’Atlantide, pour aller m’échoir sur des rivages moins fantasmés. Je ne m’y supportais plus, je finissais par m’en vouloir, retournant contre moi ce désamour de mon travail.Me voila donc embarqué dans une nouvelle aventure - filons la métaphore marine -, dans un équipage réduit, 4 personnes, pleinement japonais, essayant humblement de faire de petits choses, de le faire bien. Comme voir un phare âpres des semaines de mer - ca commence à être lourd -, je suis tout autant excité qu’anxieux. Heureux du changement, de ce rapprochement des mes propres idées et envies, d’être parti prenante du lieu, du pays où je vis. Mais peur aussi, de l’inconnu, d’un hypothétique échec de ces attentes, et simplement, de ne pas être à la hauteur.Alors je suis un peu dans le brouillard. Entre deux états. Entre deux pays. Entre deux boulots.
Pour en revenir au passé proche, vous avez certainement compris par la faible production de post, que l’été, pour ces raisons, fut difficile. Naviguer à vue, c’est dur pour les nerfs. Mais, il y a tout de même eu plein de belles choses cet été, j’en ai mis un peu dans mon album photos –cliquez en haut -.Enfin je voudrais saluer les inconnus qui passent sur ce blog, et qui,
ô surprise, laissent parfois des commentaires. Même si, à la base, il ne s’adresse qu’à une population réduite (voir très si j’en crois les réactions à mes bavardages), il est toujours bon de se voir rappeler que c’est une maison sans porte ni fenêtre.
Bon, je dois l’avouer ce post n’est pas vraiment intéressant, je ferais mieux pour le prochain, c’était juste un coup de corne de brume, un signal, un rien.

Aimer une histoire de dégoût

Je ne sais plus vraiment pourquoi j’ai découvert ce site internet. (enfin un peu une sombre histoire de recherche en boulangerie)
Le japon peut parfois être pays d’obsession. La nourriture en est une. A tout heure la télévision débite du programme alimentaire, untel mange un bagel devant wall street, un untel cuisine des sardines sous les néons d’un studio, untelle mange des haricots rouges aux confins du japon… Ici, l’obsession prend des tours autopsiques. Gros plans, découpe, morsures rien ne nous est épargné.

Bon appétit bien sur…

Mal à la tête


Aujourd’hui je me suis réveillé content (malgré les deux réveils).
Malheureusement quand je me suis rendu content qu’on n’était pas vendredi mais jeudi, j’étais bien moins ravi.

Pas envie.

Ailleurs est ici

Métro, boulot, dodo. Ca vous prend tout votre temps. Ca vous remplit le cerveau de chose dont vous vous contrefichez profondément. Changer d’air.


Sendai donc, pour quatre jours, fut très agréable. Une ville d’un million d’habitants et pourtant c’est petit, vingt minutes de marche et vous êtes dans le foret, de
ux grandes rues commerçantes et un quartier de bar-resto-pachiko-copines et c’est à peu près tout. Assez déroutant selon des critères européens.


Bizarrerie, japonaise cette fois, c’est une ville verte, avec de grandes avenues plantées d’arbres, des places arborées et la forêt tout autour. Il serait injuste de dire que les cités japonaises ne disposent pas d’espaces plantés, mais c’est normalement un végétal privatisé des jardins des habitations, des abords de temples, des parcs payants, ici, comme dans nos villes d’Europe, le vert, à même la rue, est offert à tous.
Enfin, malgré ces dimensions réduites, la ville dispose des cette multitudes d’échelles si caractéristiques de la ville japonaise contemporaine. Mais parfois, je désespère de la ville ici, car à Sendai, comme ailleurs, la ville se régularise, s’assainie un peu plus chaque jour.


On nettoie, l’espace physique et moral, des ses petites rues cachées qui abritent de petits troquets où l’on pouvait s’engager dans quelques discussion entre vieux de la vieille, trouver quelques filles faciles, et autres petites anicroches dans la machine bien huilé que serait la société civilisée.


Mais de mon humble point de vue, c’est détruire sa spécificité. Je ne suis pas pour figée les choses dans le marbre, ni muséifier la ville qui doit être et rester un tissu vivant. Ici détruire ce n’est pas perdre, c’est purifier. Mais cette purification symbolique, religieuse et devenue aujourd’hui une épuration dictée par des intérêt financier. On détruit des petites rues avec leurs petites constructions, on regroupe les parcelles pour y reconstruire de gros complexes immobiliers, propres, rangés, surveillés. L’urbanité japonaise est un phoenix, qui aujourd’hui se brûle les ailes, il faudrait revenir plus encore sur ce sujet car bien des exemples me viennent en tête : Tsukiji, le marche au poisson qui va être détruit et reconstruit en dehors du centre, Shimokitazawa qui va être percé d’un grand boulevard, Nakameguro où les cerisiers seront dans quelques mois a l’ombre des tours.
Comme d'habitude, beaucoup plus de photos ici !


Depuis ce voyage, peu. Travailler samedi dernier pour aider mon ancien boss. Cette semaine, s’acharner sur une présentation. Hier, passer au bureau faire de la paperasse. Sans intérêt.
Une bonne chose pourtant. Mon collègue maniaco-alcolo a enfin était mis dehors. Ca a été dur car visiblement insulter ses collègues, faire de la capoeira, du foot et le poirier au milieu de l’agence quand les autres charrette et proposer aux collègues féminines de le masturber ce n’était pas des motifs de renvoi selon mon boss.


 

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