La berlue, c’est certainement cela. Entre M. Yamada et Mme Mori, voir un visage connu. Alors on regard un peu plus, on dissèque cette physionomie, détaillant chaque trait nous évoquant d’autres traits, lointain ceux-ci. Certes, on ne voit que ce que l’on veut voir et le mal du pays produit biens des symétries dans le fond de l’œil. Mais parfois c’est évident, ce visage triangulaire, cette lèvre charnue, ce sourcil froncé, voici le Jeff local, qui s’est fait chanteur sous le nom de Ken Hirai. Alors, je collectionne cette galerie de personnages (de monstres?) comme autan de rencontres, par procuration, ces amis ainsi incarnés, ceux d’ici. Donc plus que le mal du pays, c’est le mal de ceux qui vous entourent qui se fait sentir. La distance, parfois excitante, délicieuse, épanouissante révèle aussi son double tranchant.
Mais, plus loin que ce manque, l’impuissance est cruelle. Celle de nous pouvoir être là pour ceux qui ne vont pas bien. Et plus encore pour ceux qui ne vont plus être là. Mon grand-père, malade, s’éteint doucement et je sais que je ne pourrais rentrer pour le voir une dernière fois. Je suis là, attendant, d’ici quelques semaines, mois, un coup de fil, un email, une mauvaise nouvelle. J’en avais conscience en partant, il y a presque un an maintenant, en faisant le tour de ma famille, c’était une possibilité. Mais sa réalité fait mal.
Alors je m’accroche à ici ; tout en pensant à ceux de là-bas. Il n’y a pas d’équation qui ne produise que du bon, il y a des choix, des tris révocables, à assumer, à chaque pas.
C'est dimanche, donc c'est post !
Pas de grandes nouvelles ni de grandes annonces. Une semaine compliquée, fatigante pour le corps et les nerfs. Mais c’est du passé.
Un week-end, d’esthète fauché pour reconstruite la bête.
Tokyo toujours là, foisonnante, et plurielle. Tous les derniers mercredi du mois, se déroule la pecha kucha night. C’est une soirée de rencontre de créateurs, ou des designer, architectes ou graphistes présentent leur travail actuel. Cela se passe au Super Deluxe, à Roppongi, un club appartenant à un couple d’archi, Klein / Dytham, qui le reste du temps accueil de bonnes soirées et des concerts intéressant (j’y ai vu Tujiko Noriko en 2005). Ces soirées se sont d’ailleurs développées dans le monde entier, il y en a même à Paris et Marseille (mais je crois que contrairement à Tokyo où cela est très étudiant, en Angleterre c’est très professionnel).
Je m’y trouvais donc fin février en compagnie de quelques collègues et d’une amie anglo-japonaise avec qui j’ai travaillé chez Bow-Wow. De bonne choses et de moins bonnes aussi. Je retiendrais : Shuetsu Sato un graphiste du kanji en ruban adhésif, Yellow Brain des graphistes qui font surtout dans le packaging de cd et SSchemata Architecture Office un architecte qui, entre autres, récris l’habitat japonais.
Une bonne soirée, à renouveler dès la fin du mois de mars.
(Et comme d’habitude n’hésitez pas à cliquer pour voir plus loin.)
Libellés : architecture, design, Tokyo
Les chats noirs demandant plus de blog, je profite d’un moment de répit pour faire mon premier post du boulot. (huhu)
Deux concours en ce moment à l’agence, je suis chargé d’un, sous la direction de la chef de projet. Pour ce concours je dois faire pas mal de recherche sur wikipedia, googlemap ou livesearch (je suis définitivement fan des bird’s eye view). Et comme d’habitude dans ce genre d’entreprise, en faisant des recherche sur Genève, me voila à regarder plus attentivement la géographique du Rhône, puis la glacier du Rhône (en Suisse), de la, je jette un oeil aux plus grand glaciers des alpes, me voici regardant un par un les « 4000 » des alpes, et pouf voici les sommets les plus accidentogènes… Bref errance ou procrastination selon le point de vue, je me cultive un peu et perd surtout mon temps. Bref tout ça pour en arriver au sujet du jour. Pendant ces virevoltes sur la toile, une de mes grandes passion (et oui j’en suis réduit la), c’est de voyager par procuration sur googlemap. Zoomer. Dézoomer. Je suis accro. Mon caviar dans tout cela, c’est de trouver des boulettes, ce que j’appellerais des googledrunkmaps. Et, ô jouissance j’en ai trouvé deux aujourd’hui. Je trouve ça tellement… (Drôle ? Intéressant ? Surprenant ?). Cela mériterait presque un album photo spécialement dédié.
Bon voila où en est ma névrose, mais bon au moins ça ne fait pas de mal aux chats…
Un mois d'hiver. La saison des fraises (oui, vous avez bien lu). Et c’est déjà fini. Un hiver sec, froid, marqué, même de la neige, quatre jours. Le Japon(ais) aime les saisons, et il est vrai qu’au niveau météo, elles sont bien la, plus nombreuses qu’en Europe, marquées, des transitions, le passage du temps incarné. Mais la saison est là aussi dans les rayons des magasins, c’est donc à la fraise que sont déclinés pocky, kit-kat et autres saloperies. Mais déjà le printemps, avec sa sakura flavor, frappe à la porte du combini.
Un mois aussi que nous sommes installé dans Tokyo, à Oookayama. La vue depuis l’appartement est a tombé (cf. photo). Le coté petite maisons d’Hiyoshi me manque un peu. Mais ce nouveau quartier reste dans le Tokyo tel je le conçois : une accumulation de villages. Avec son université, sa shotengai, ses commerces traditionnels, un fabricant de tofu, un négociant de riz, une vendeuse de senbei; c’est une bouffée de Japon chaque soir et chaque matin sur le chemin du boulot.
Car, au travail aussi une nouvelle saison s’annonce, une nouvelle équipe, autour d’une nouvelle chef de projet, se met en place. De plus, le contrat pour l’hôtel à Budapest se négocie en ce moment (vous pouvez voir quelques image, dont une partie de mon travail, ici).
Bref du pain sur la planche.
Bonus spécial Atma : Les japonais ont trouvé la pierre philosophale… (ici)
