Apres douze jours consécutifs de travail (dont deux nuits blanches), une charrette de terminée. Je ne dirais pas que j’aime le projet que nous avons, mais nous avons tout de même fait une bien belle présentation (j’attend le résultat pour présenter quoi que ce soit).
Etonnement donc, dans ce grand écart culturel, qui fait que même dans une bête campagne d’affichage pour le respect dans les trains, l’énonciation version Japon atteint l’abscons. A force de ne pas vouloir dire brutalement les choses (ici : Fait pas ça dans le métro), on finit par avoir un message qui perd complètement son sens (S'il vous plaît, faites cela à la maison) et même pire pourrait induire un contre sens (Faites l’amour a la maison).
Je suis en pleine charrette pour un concours (rendu mercredi, tout le weekend à l'agence)...
Je copies colle juste ce que m'envoie mon gentil collègue D. designer graphique propulsé a la bibine.
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La berlue, c’est certainement cela. Entre M. Yamada et Mme Mori, voir un visage connu. Alors on regard un peu plus, on dissèque cette physionomie, détaillant chaque trait nous évoquant d’autres traits, lointain ceux-ci. Certes, on ne voit que ce que l’on veut voir et le mal du pays produit biens des symétries dans le fond de l’œil. Mais parfois c’est évident, ce visage triangulaire, cette lèvre charnue, ce sourcil froncé, voici le Jeff local, qui s’est fait chanteur sous le nom de Ken Hirai. Alors, je collectionne cette galerie de personnages (de monstres?) comme autan de rencontres, par procuration, ces amis ainsi incarnés, ceux d’ici. Donc plus que le mal du pays, c’est le mal de ceux qui vous entourent qui se fait sentir. La distance, parfois excitante, délicieuse, épanouissante révèle aussi son double tranchant.
Mais, plus loin que ce manque, l’impuissance est cruelle. Celle de nous pouvoir être là pour ceux qui ne vont pas bien. Et plus encore pour ceux qui ne vont plus être là. Mon grand-père, malade, s’éteint doucement et je sais que je ne pourrais rentrer pour le voir une dernière fois. Je suis là, attendant, d’ici quelques semaines, mois, un coup de fil, un email, une mauvaise nouvelle. J’en avais conscience en partant, il y a presque un an maintenant, en faisant le tour de ma famille, c’était une possibilité. Mais sa réalité fait mal.
Alors je m’accroche à ici ; tout en pensant à ceux de là-bas. Il n’y a pas d’équation qui ne produise que du bon, il y a des choix, des tris révocables, à assumer, à chaque pas.
