A la maison !

Apres douze jours consécutifs de travail (dont deux nuits blanches), une charrette de terminée. Je ne dirais pas que j’aime le projet que nous avons, mais nous avons tout de même fait une bien belle présentation (j’attend le résultat pour présenter quoi que ce soit). Maintenant un nouveau concours, qui j’en suis sur ce terminera dans les même conditions, changement de dernières minutes, nuits blanches et collègue alcolo en cadeau.

Un an. Le temps a beau passer le japon garde pour moi sont potentiel d’étonnement. C’est étrange de repenser à tout cela. Franchir le pas. Il y a un an je passais de l’autre cote, je lancer les dés. Il a fallu franchir pas mal d’étapes, les stages, le boulot, le visa et je sais que la partie ne sera jamais complètement jouée. Mais au moins je l’aurais fait, pas de regrets à avoir.

Etonnement donc, dans ce grand écart culturel, qui fait que même dans une bête campagne d’affichage pour le respect dans les trains, l’énonciation version Japon atteint l’abscons. A force de ne pas vouloir dire brutalement les choses (ici : Fait pas ça dans le métro), on finit par avoir un message qui perd complètement son sens (S'il vous plaît, faites cela à la maison) et même pire pourrait induire un contre sens (Faites l’amour a la maison).

En route pour une nouvelle année.

I love my co-worker

Je suis en pleine charrette pour un concours (rendu mercredi, tout le weekend à l'agence)...
Je copies colle juste ce que m'envoie mon gentil collègue D. designer graphique propulsé a la bibine.

22:41 D.: you kind of wasted my entire saturday!!!
i did not exercise!!!
22:42 i woke up at 10 in the morning
and noone was at the office!!!! (ce qui est faut nous etions deja en train de bosser)
you guys are LAZY!!!!!
you think i am lazy but i am not
you just dont like me because i am a paki
22:43 fuck yu and your french culture
really bad food
makes constipation
-d
i have been wasteing my intere saturday
waiting
waiting
you guys suck
-d
22:44 ime gonna take some money and shuff it up your ass.
-d

Alors Natacha on fait un concours du collègue le plus pourri?

Un cerisier nommé Léon

Hanami c’est party. Apres l’attente, l’impatience, les préparatifs, la météo de la floraison, les lampions installés, les cahutes à takoyaki, yakitori et bière, aussi, montées, etc. Cette fois, c’est bon. En milieu de semaine les cerisiers ont commencés à fleurir. Sous chaque arbre c’est Hanami, fêtes sous les fleurs. Une fois par an et une seule fois, le japon accueil ce qui pourrait être un concours international du pique-nique. Avec ses collègues, sa famille, ses différents groupes d’amis, le week-end comme en semaine, on va boire, manger et profiter de ce signe extérieur de printemps. Pendant une quinzaine de jours, les hanami spot les plus populaire seront bondés.

On trouve effectivement de nombreux lieux où les sakura ont été plantés en nombre spécialement pour créer cette impressionnante explosion florale. Ainsi, la majorité des points d’eau en ont été entourés, accentuant la présence des fleurs dans les reflets de l’eau. De même, les anciennes petites rivières qui étaient devenues des égout à ciel ouvert on étés couvertes et transformées en promenade bordées de cerisiers.

Etrangement après cette explosion de fleurs et pique-nique tous rentreront chez eux. Le tabou du repas extérieur reprenant ses droits.


Plus de photo ici

Ceux d'ici

La berlue, c’est certainement cela. Entre M. Yamada et Mme Mori, voir un visage connu. Alors on regard un peu plus, on dissèque cette physionomie, détaillant chaque trait nous évoquant d’autres traits, lointain ceux-ci. Certes, on ne voit que ce que l’on veut voir et le mal du pays produit biens des symétries dans le fond de l’œil. Mais parfois c’est évident, ce visage triangulaire, cette lèvre charnue, ce sourcil froncé, voici le Jeff local, qui s’est fait chanteur sous le nom de Ken Hirai. Alors, je collectionne cette galerie de personnages (de monstres?) comme autan de rencontres, par procuration, ces amis ainsi incarnés, ceux d’ici. Donc plus que le mal du pays, c’est le mal de ceux qui vous entourent qui se fait sentir. La distance, parfois excitante, délicieuse, épanouissante révèle aussi son double tranchant.

Mais, plus loin que ce manque, l’impuissance est cruelle. Celle de nous pouvoir être là pour ceux qui ne vont pas bien. Et plus encore pour ceux qui ne vont plus être là. Mon grand-père, malade, s’éteint doucement et je sais que je ne pourrais rentrer pour le voir une dernière fois. Je suis là, attendant, d’ici quelques semaines, mois, un coup de fil, un email, une mauvaise nouvelle. J’en avais conscience en partant, il y a presque un an maintenant, en faisant le tour de ma famille, c’était une possibilité. Mais sa réalité fait mal.

Alors je m’accroche à ici ; tout en pensant à ceux de là-bas. Il n’y a pas d’équation qui ne produise que du bon, il y a des choix, des tris révocables, à assumer, à chaque pas.


 

Copyright 2007| Blogger Templates realise par GeckoandFly.